13.1. La Bonne Volonté

Qu’est-ce que la bonne volonté ?

La bonne volonté, c’est être prêt à s’engager pleinement dans la vie, à y participer activement, sans résistance inutile. C’est répondre volontairement à chaque situation, en faisant juste ce qui est nécessaire, ni plus ni moins, ici et maintenant.

Cela signifie :

  • Agir dans chaque situation,
  • Le faire complètement, sans traîner des pieds ni retenir quoi que ce soit,
  • Écouter attentivement votre sagesse intérieure, votre « esprit éclairé », puis agir en conséquence,
  • Agir avec conscience, en sentant que vous êtes connecté à l’univers, aux autres, à la terre, à la vie elle-même.

La bonne volonté contre l’obstination

Souvent, quand on se bloque, c’est à cause de l’obstination. L’obstination, c’est refuser d’accepter le moment présent, refuser les changements nécessaires, s’accrocher à ses idées, à son ego, au « moi, moi, moi ».

L’obstination, c’est :

  • Refuser de tolérer ce qui est,
  • Insister pour tout contrôler,
  • Abandonner la recherche de solutions qui fonctionnent,
  • Se battre contre la réalité plutôt que de faire ce qui marche.

Comment passer de l’obstination à la bonne volonté ?

  1. Repérez cette obstination en vous, nommez-la clairement, ressentez-la.
  2. Acceptez-la radicalement, sans lutter ni vous juger.
  3. Réorientez votre esprit vers l’acceptation et la bonne volonté.
  4. Essayez un demi-sourire et adoptez une posture ouverte et volontaire — mains ouvertes, corps détendu.
  5. Si ça coince toujours, demandez-vous : « Quelle est la vraie menace ici ? » — Quelle peur me bloque ?

Exemple : Avec un proche en désaccord

Situation :
Vous êtes en désaccord avec un membre de votre famille sur un sujet important. Vous sentez que la conversation va vite dégénérer.

Obstination :
Vous insistez pour que votre point de vue soit entendu et accepté, vous refusez de céder ou d’écouter vraiment l’autre. Vous vous enfermez dans vos arguments, même si la discussion tourne en dispute stérile.

Bonne volonté :
Vous prenez conscience de votre tension et de votre besoin d’avoir raison. Vous acceptez cette sensation sans vous juger, puis vous choisissez de rester calme, d’écouter l’autre avec attention, et de répondre de manière posée, en cherchant un terrain d’entente ou en acceptant de ne pas être d’accord pour l’instant.

POUR ALLER PLUS LOIN

Nous vous invitons à écouter cet épisode de la baladodiffusion “Compétences TCD” sur Spotify et ici:

Pratique : Apprendre la bonne volonté

  1. Pensez à une situation récente où vous vous êtes senti bloqué, obstiné.
  2. Décrivez-la rapidement : Qu’est-ce qui s’est passé ? Comment avez-vous réagi ?
  3. Nommez votre obstination : « Je remarque que je suis obstiné à propos de… »
  4. Acceptez ce que vous ressentez, sans vous juger. Dites-vous : « J’accepte que je ressente cela en ce moment. »
  5. Réorientez doucement votre esprit vers la bonne volonté. Imaginez-vous agir calmement, en faisant juste ce qu’il faut.
  6. Essayez de sourire légèrement, ouvrez les mains, détendez-vous.
  7. Interrogez-vous : « Quelle peur ou menace me pousse à résister ? »
  8. Trouvez une réponse volontaire, plus souple, adaptée à cette peur.
  9. Notez comment vous vous sentez après cet exercice.

 

Nous vous invitons à pratiquer la Bonne volonté cette semaine et écrire vos observations dans cette fiche de travail 

Foire aux questions (FAQ)

Q : La bonne volonté, c’est dire oui à tout ?
R : Non, c’est répondre à ce qui est nécessaire. Parfois, dire non fait partie de la bonne volonté, quand c’est la bonne réponse.

Q : Comment différencier bonne volonté et passivité ?
R : La passivité, c’est ne rien faire, refuser de participer. La bonne volonté, c’est agir activement, de manière adaptée.

Q : Que faire si je suis vraiment bloqué ?
R : Observez, acceptez, souriez un peu, ouvrez-vous, et demandez-vous quelle peur vous bloque. Souvent, identifier cette peur ouvre la porte au changement.

Q : Dois-je accepter tout ce qui m’arrive ?
R : Oui, accepter la réalité présente, puisque c’est là mais ça ne veut pas dire subir. La bonne volonté, c’est choisir la meilleure réponse, avec sagesse.

Si vous avez des questions ou des préoccupations concernant votre santé mentale ou comportementale, veuillez en parler à votre professionnel de santé ou à un professionnel de la santé mentale. Cet article s’appuie sur des recherches évaluées par des pairs ainsi que sur des informations provenant de sociétés de santé comportementale et d’agences gouvernementales. Cependant, il ne remplace en aucun cas les conseils, le diagnostic ou le traitement d’un professionnel qualifié.