Nous vous proposons cette activité de réflexion pour consolider votre compréhension de la stratégie « agir à l’opposé » et renforcer votre motivation à l’utiliser de façon régulière. Cette réflexion vous permet de tirer des apprentissages concrets de votre propre expérience.
Installez-vous avec votre carnet ou une copie imprimée de cette activité. Soyez honnête et bienveillant·e avec vous-même. Il ne s’agit pas de « bien faire », mais de mieux vous connaître.
1. Retour sur votre expérience
Pensez à un moment cette semaine où vous avez pratiqué l’action opposée.
Quelle était l’émotion dominante que vous ressentiez ?
Exemple : peur, tristesse, colère, honte…
Sur une échelle de 0 à 100, quelle était l’intensité de cette émotion au départ ?
Quelle était votre impulsion première ?
(Ce que vous aviez spontanément envie de faire, de dire ou d’éviter…)
Quelle action opposée avez-vous choisie de faire ?
Soyez précis·e : comportement, attitude, environnement, ton de voix, etc.
Avez-vous incarné pleinement cette action (posture, regard, ton, engagement) ?
Oui, complètement
Partiellement
Non, j’ai fait le geste mais sans y mettre tout mon corps / ma présence
Après avoir agi à l’opposé, comment votre émotion a-t-elle évolué ?
Intensité après : ___ /100
Autres sensations ou pensées nouvelles :
2. Analyse : Ce que j’ai appris
Répondez librement, sans jugement.
- Qu’est-ce que cette expérience m’a appris sur mes réactions émotionnelles ?
- Est-ce que j’ai découvert quelque chose d’utile ou surprenant à propos de moi-même ?
- Qu’est-ce que cette situation m’a appris sur l’impact de mon comportement sur mes émotions ?
- Est-ce que j’ai eu du mal à faire l’action opposée ? Qu’est-ce qui m’a aidé à y arriver quand même ?
- Est-ce que cela a changé quelque chose dans ma relation à moi-même ou aux autres ?
3. Ancrage : ce que je veux retenir pour la suite
- Une phrase-clé que je veux garder en mémoire :
(Exemples : « Je peux ressentir une émotion sans me laisser diriger par elle. » / « Même un petit geste opposé peut changer beaucoup. »)
- Une situation prochaine ou probable où je pourrais appliquer l’action opposée :
- Un rappel bienveillant que je peux me donner si j’hésite à agir à l’opposé :
(Exemples : « Essaie juste 10 minutes. » / « Tu n’as pas à attendre de te sentir prêt·e pour commencer. »)
Même si cela semble difficile, chaque pas compte. Agir à l’opposé ne signifie pas se forcer à être heureux·se ou calme, mais choisir de ne pas laisser une émotion guider seule le comportement. C’est un acte de présence, de courage… et souvent, de transformation.
Revenez à cette activité chaque fois que vous expérimentez une situation marquante. Vous vous construisez une bibliothèque intérieure d’expériences qui renforceront votre stabilité émotionnelle.
Si vous avez des questions ou des préoccupations concernant votre santé mentale ou comportementale, veuillez en parler à votre professionnel de santé ou à un professionnel de la santé mentale. Cet article s’appuie sur des recherches évaluées par des pairs ainsi que sur des informations provenant de sociétés de santé comportementale et d’agences gouvernementales. Cependant, il ne remplace en aucun cas les conseils, le diagnostic ou le traitement d’un professionnel qualifié.
